La suite... On était donc en route pour Burano.

Vue vers l'avant ce coup-ci, y'en a partout. Pour avancer rapidement là-dedans faut être le roi de l'anticipation mais ça ne suffit pas, les kayaks sont hyper maniables, ils ne vont pas droit, ils ne regardent jamais derrière et ne nous entendent pas arrivez. « Sciez » est donc le deuxième ordre le plus employé par le barreur à Venise


Burano. La ville de la dentelle. Non, l'écran n'est pas déréglé, le clocher penche méchamment. Tant qu'on croit qu'il va tomber. Ce village est très coloré, chaque maison est peinte d'une couleur différente de sa voisine.
Pas mal de bateaux vont faire une pause ici et ça va commencer à devenir ramable, ce qui va faire du bien. La lagune est impeccable, pas de vagues, le soleil est présent mais la température est douce, elle est pas belle la vie ?
On va ensuite sur Murano, la ville du verre. Et je n'en ai pas de photos car je ramais. Il y avait beaucoup de monde pour nous voir passer, c'était sympa. Et ensuite c'est le retour sur Venise.

On revient par le nord de la ville et pour l'instant ça va.

L'entrée du Canareggio. Ça se corse, on dirait que ça coince.

En effet ça coince. Sous le pont des trois arches, on ne peut passer qu'un bateau à la fois et au lieu d'attendre sagement son tour, tout le monde veut passer en même temps. Nos bateaux à avirons « fixes » ont en plus un grave inconvénient, une fois qu'on est tous bord à bord, les pelles sous les coques de chacun, on ne peut plus avancer. Les bateaux à la vénitienne, les bateaux dragons nous passent allègrement dessus tout en nous insultant, formidable ! Y'en a qui adore ce genre de bagarre, moi j'ai pas trop apprécié. Le matériel souffre aussi ! Cette année on a perdu qu'une boule sur les quatre yolettes, pas mal.
Une fois passé, c'est que du bonheur : plus personne, bin les précédents sont loin devant et les autres sont encore en train de se battre...
À suivre...