Julien Bahain et Roselyne Bachelot dans le même bateau. Hier, le médaillé olympique et la ministre ont ramé ensemble durant une petite demi-heure sur la Maine.
Invitée par le médaillé olympique, Roselyne Bachelot est venue s'initier à l'aviron, hier, sur la Maine. Et a promis une subvention pour la rénovation du club nautique.
Ambiance décontractée pour une visite de ministre, hier matin, sur les bords de la Maine. Arrivée en pantalon de survêtement et chaussures de sport, Roselyne Bachelot, tout sourire, fait la bise à Julien Bahain. « Il est beau gosse, vous ne trouvez pas ? » Le champion olympique, qui a remporté une médaille de bronze en aviron aux Jeux de Pékin, est ravi. La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports a accepté son invitation. Elle vient ramer avec lui, comme promis. La femme politique prend place dans le bateau amarré au ponton du club nautique. Et c'est parti pour un tour sur la Maine, sous un soleil éclatant. Suivant les conseils de Julien Bahain, Roselyne Bachelot s'exécute sans sourciller. La cadence s'accélère. « Je sens déjà que ça me tire dans les cuisses ! » confie la ministre.
De retour au club, la ministre est acclamée par le public. Et le champion olympique salue la performance : « Elle s'en est sortie admirablement bien pour une débutante, car ce n'est jamais facile d'être synchro au départ. » Et Roselyne Bachelot de justifier : « On a l'habitude de ramer en politique ; c'est même plus dur ! »
« On vous laisse reprendre votre souffle et on visite les locaux », lui adresse avec tact un des responsables du club. « On peut y aller, ça va ! Je suis plus sportive que j'en ai l'air », rétorque-t-elle. Xavier Brandcourt, le président d'Angers nautique aviron, profite de sa visite pour lui faire appel du pied : « Nous avons un bassin magnifique, mais nous avons quelques difficultés matérielles, même si l'ambiance est au rendez-vous. »
La rénovation des locaux est d'ailleurs à l'ordre du jour du conseil municipal, demain soir. La ministre, qui s'en réjouit, a promis qu'elle soutiendrait l'effort de la ville. « Je veillerai à ce qu'une subvention soit attribuée par le Centre national du développement des sports. »
V. C.
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