Aviron CoupDePelle

Interview d'Yvan DESLAVIERE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Webmasters   
01-03-2006
NOM : DESLAVIÈRE
Prénom : Yvan
Date de Naissance : 28/05/1973

Profession : CTRS LIFA
Yvan Deslavière
CoupDePelle.com : Comment t'es tu retrouvé à la nage à Milan ?

Yvan Deslavière : Je me suis retrouvé à la nage un peu par hasard. C'était au stage de juin où l'on devait effectuer en fin de stage deux parcours. En arrivant nous avons appris que Laurent (Cadot) ne serait pas là les premiers jours pour causes d'examens et donc Daniel (Fauché) m'a mis à la nage. Par la suite, nous avons effectué les parcours chronométrés avec changement de nage (Laurent et moi) puis la décision a été prise.

CDP : Peux tu nous parler de la polémique qui a fait grand bruit avant les JO ?

Y.D : Ce serait trop long de revenir là-dessus et je pense qu'il faut regarder devant désormais. Tout ce que je peux dire c'est que je ne regrette rien et que j'agirais de la même manière si c'était à refaire. Je retiendrais l'année 2003 à plus d'un titre car je peux désormais comprendre ce qu'est un groupe et des réactions que celui-ci peut avoir . N'oublions pas que l'aviron mis à part le skiff, est un sport collectif et qu'il faut l'appréhender de la sorte...

CDP : D'ou vient ton surnom "arachnide" ?

Y.D : Lors de ma première année junior en sélection, mes coéquipiers m'avaient donné ce surnom. Avec mon physique je faisais penser parait-il à une grande araignée. Effectivement avec mes 191cm et mes 68kg tout mouillé à l'époque, je voulais bien les croire...

CDP : Quel est ton rôle en LIFA ?

Y.D : Je suis CTS-R (conseillé technique sportif régional), placé auprès de la ligue ile de France d'aviron. Je mets en place la politique fédérale au sein de la ligue et mes champs d'actions sont sur le sportif (pôle espoir, coupe de France, mise en place de manifestations...), sur la formation (fédérale, professionnelle, continue...) et sur le développement de l'activité.

CDP : Peux tu nous parler de l'incendie de l'AMJ et de ses conséquences ?

Y.D : Et bien c'est un bien triste sinistre qui a ravagé 130 ans d'existence avec tout ce que cela comprend d'histoire pour le club et ses membres ! C'est tout un pan de notre histoire qui c'est consumé en quelques heures avec tout le mobilier, les bateaux (une centaine), les vases de sèvres dont certains avaient été remis par le Président de la République... Désormais nous nous trouvons dans la phase de conservation de la vie de club avec tout ce que cela comporte comme difficultés car nous nous retrouvons sur un seul site. C'est dans ces moments que tu t'aperçois que ton club est une vrai famille et que l'on peut tous compter les uns sur les autres.

CDP : Certaines personnes t'auraient vu en compagnie de ta fille devant un partie de tatane à Cannes... Est-ce un apprentissage grandeur nature ?

Y.D : Ha la fameuse tatane chère à nos rémois !! Oui c'est vrai et on a bien rigolé comme à chaque fois que j'y assiste. Maintenant en ce qui concerne l'apprentissage de ma fille, Lylou, je ne suis évidemment pas contre que plus tard elle participe à la tatane pourvu qu'elle le fasse à jeun....

CDP : Comment se passe ton après équipe de france ?

Y.D : Et bien depuis je continue à m'entraîner car j'adore cela et je suis les résultats de toutes les régates nationales et internationales comme un vrai passionné de notre sport..

CDP : Quels sont tes objectifs actuels en aviron ?

Y.D : Et bien si je m'entraîne tous les jours et si je participe aux régates c'est toujours pour essayer d'aller le plus vite possible et de dépasser mes limites. Cette année je suis en paire avec Julien Valla et l'on veut aller le plus vite possible aux championnats de France bateaux courts. Après on ne décide plus...

CDP : Qu'attends tu des bateaux cours ?

Y.D : Comme je l'ai dit au dessus j'espère la plus haute marche du podium si possible en tout les cas on se battra je l'espère pour ça ! Ce serait mon premier titre national depuis que je rame c'est à dire depuis 21 ans. Je dis ça à chaque fois, ça arrivera bien un jour....

CDP : Tu vas avoir 33 ans cette année, tu comptes ramer jusque quel age ?

Y.D : L'age n'est pas un frein pour notre discipline et c'est tant mieux... Maintenant tant que j'aurais la même flamme en me levant pour aller à l'entraînement et que mon niveau individuel reste cohérent avec les exigences de notre sport je continuerai.

CDP : Peux tu nous parler d'une anecdote cocasse de ta vie de rameur ?

Y.D : Une anecdote en particulier non, mais des souvenirs j'en ai des tonnes, des bons moments passés en équipe nationale avec des athlètes formidables avec lesquels j'entretiendrais toujours une profonde amitié

CDP : Peux tu nous expliquer quel est ton rapport avec Oakley ?

Y.D : Et bien c'est une marque que j'ai découvert il y a bien longtemps et qui m'a vraiment plu car je la trouvais à la fois discrète par son logo et fun par ses modèles de lunettes qui était l'essentiel de la marque au départ. Ensuite j'en ai fait presque l'unique marque que je porte comme j'aurais pu choisir Nike, Addidas... il faut dire que j'ai eu la chance de pouvoir avoir des entrées aux ventes privés de la marque avec des prix défiants toute concurrence. Voilà l'histoire, j'ai bien essayé de me faire sponsoriser mais je n'ai pas eu de réponse au dossier que je leur avais envoyé.

CDP : Comment concilies-tu ta vie de sportif, ta vie professionnelle et ta vie de famille largement baignée dans le monde de l'aviron ?

Y.D : Alors la chose la plus importante dans cette organisation c'est d'être bien entouré. Et de ce côté j'ai la chance d'avoir une femme qui comprend toutes les contraintes liées au haut niveau. Sans son soutien j'aurais certainement fait des choix... Le quotidien est bien chargé mais c'est un choix donc pas une contrainte. La priorité est mon travail et je dois ensuite placer mes entraînements quotidiens. Le premier est bien souvent vers 7h comme cela la journée de travail est plus facilement gérable. J'essayes également d'être le plus présent possible le soir pour profiter aux maximum de mes deux filles car les week- ends sont pris par l'encadrement du pôle ou les stages de ligue pour le travail.

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Interview réalisée en Mars 2006.


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