HLV : Tu connais bien l’aviron ?
BM : Ma spécialité c’est le tennis que je suis et commente régulièrement. J’ai eu aussi l’occasion de m’intéresser au curling, c’était une belle expérience, d’un véritable sport méconnu.
Mais l’aviron je connais moins, je ne suis jamais monté dans un bateau, je ne suis pas à fond dans ce sport comme Alexandre Boyon sur France Télévisions.
HLV : Alors comment tu y es venu ?
BM : Ma première fois c’était pour les championnats du monde de Lucerne en 2001. Là on avait la chance d’être sur place, c’est d’ailleurs là que j’ai rencontré Sébastien et Adrien Hardy.
On avait discuté avec eux et Sébastien m’avait paru être quelqu’un qui parle plus facilement, plus expansif qu’Adrien qui semble plus réservé.
HLV : Tu nous parles de championnats du monde, on va voir dans quelques minutes une course internationale, mais tu connais l’aviron français ?
BM : Non ce n’est pas un sport que personnellement je suis avec attention, je reçois les nouvelles officielles, la revue fédérale, mais au niveau d’Eurosport, on ne suit pas les épreuves nationales, et moi je n’ai pas le temps de consacrer beaucoup de temps aux sports que je commente moins.
HLV : A Lucerne tu étais sur place, aujourd’hui on est à Paris en studio, tu ne vas pas sur les sites des épreuves ?
BM : Non, même si toute l’antenne est fondée sur des commentaires en direct, on se déplace de moins en moins, même à Eton pourtant c’était pas loin, mais la France n’avait pas de commentateur sur place. J’aimerais bien aller à Munich cette année, mais c’est pas fait.
Le direct dans ces conditions pose d’ailleurs quelque fois des problèmes, je me souviens avoir commenté de l’aviron lors des jeux asiatiques, en direct, mais en studio. A un moment on a eu une rupture de faisceau. Je n’ai pas vu la fin de la course, et quand j’ai repris l’antenne, j’ai été incapable de donner le résultat, alors que les téléspectateurs pouvaient penser que j’étais au bord du bassin.
HLV : Dans quelque minutes le départ d’Oxford Cambridge va être donné, comment ça va se passer ?
BM : On va avoir un heure de retransmission. La chaîne m’a envoyé un conducteur qui précise les séquences qui vont être diffusées, les interviews d’avant course, et ensuite c’est le vrai direct.
Mais pour moi tout est en direct, je découvre les images au moment où elles passent et je commente, traduis, tout en direct. Le direct, c’est assez excitant car tu ne sais pas ou tu vas aller, et tu ne peux pas te reprendre.
Et comme tu viens de le voir on a rassemblé de la documentation d’un peu partout : dans la presse, sur internet,…avec ça et ce que m’a envoyé la chaîne, on en a suffisamment pour pouvoir être à l’aise dans les commentaires.
Une heure ça passe vite, en fait on n’a pas le temps d’en dire beaucoup ! L’objectif n’est pas de faire découvrir l’aviron à des néophytes, mais s’adresser à un public d’amoureux du sport et d’images de sport.