Aviron CoupDePelle

Interview de Guillaume Raineau, en route pour les Jeux ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jérôme / Smile   
27-07-2008
NOM : RAINEAU

Prénom : Guillaume

Age : 22 ans

Club : Cercle de l'Aviron de Nantes

 Guillaume Raineau

Salut Guillaume ! Il parait que l'on t'appelle Baboune ?! Késako ? D'où viens ce surnom ?

Le surnom de Baboon vient de ma saison minime 1... Pour faire vite : nous étions au restaurant, et en dessert il y avait un panier de fruit et j'ai pris une banane... Un coéquipier m'a dit "Tiens, Baboune mange sa banane !" et puis voilà... C'est réapparu le lendemain et surlendemain... jusqu'à aujourd'hui !!

 

Nous avons tous appris ta sélection pour les Jeux Olympiques, dans le 4-SHPL, et nous te félicitons ! Néanmoins, nous avons pu constater une certaine polémique autour cette coque, et nous souhaiterions te poser, entre autres, quelques questions à ce sujet :

 

Dis nous tout. Pensais-tu, en début de saison, te retrouver propulsé dans ce 4-PL pour les JO ? N'est-ce pas un peu brutal ?

Alors en début de saison "l'objectif" était de faire la meilleure performance possible aux bateaux courts... et loin de penser à une place dans le 4-PL, qui avait l'air "fermé". Donc non, je n'y avait pas du tout pensé et c'est sur - "brutal" n'est peut être pas le mot - mais tout s'est enchainé super rapidement avec de l'étonnement, et aussi de la déception par rapport à Vincent (NDLR : Vincent Faucheux, cf. question suivante). Et sans me le cacher j'étais content tout de même.

 

Comment expliquerais-tu le fait que Vincent Faucheux, ton coéquipier de 2-SHPL, n'ait pas été intégré à l'équipage ?

Et bien il y a eu pas mal de points "négatifs" pour sa part ; Chose que j'ai été étonné d'apprendre, et puis certainement un manque de confiance de la part des autres rameurs et entraineurs, car la performance des bateaux courts n'est pas le fruit d'un seul rameur. Finalement, c'est en partie grâce a lui que j'en suis là actuellement.

 

Et comment t'entends-tu avec Jérémy Pouge, que tu remplaces maintenant ?

Ça n'a pas été facile pour lui comme pour moi. Sauf, bien sûr, que j'étais dans une situation plus confortable que la sienne. Mais pour ma part, j'essaie de faire de mon mieux pour que les relations soient bonnes.

 

Quel accueil as tu reçu dans le 4-SHPL ?

De mon point de vue, le premier accueil était un peu décevant. Un manque de confiance envers moi, certainement. Des changements au niveau des sensations en bateaux, également. Mais désormais, je peux dire que j'en suis davantage satisfait de l'ambiance.

 

4-SHPL pour Pékin

 

 

Comment se passe l'adaptation ? Comment te sens tu au sein de cet équipage ?

Les trois autres rameurs ont des kilomètres ensemble au compteur et se connaissent donc parfaitement. C'est pourquoi je me sent un peu "inferieur". Le 4-PL est un bateau dans lequel je n'ai pas ramer énormément, je dois donc faire preuve de beaucoup de concentration à chaque sortie pour "gêner" le moins possible cette coque et avoir un maximum de progression à la fin de chaque entrainement.

 

Les Allers/Retours Nantes-Lyon ne sont pas trop pénibles en dehors des périodes de stage ? Penses tu que ce soit un handicap pour la cohésion de votre bateau ?

J'ai été sur Lyon seulement deux jours avant le stage pour Lucerne ; ça nous a permis de faire quelques essais.. Mais je ne penses pas que ce soit un handicap car ça fait du bien aussi de "couper" quelques jours avant une coupe du Monde,

 

Etre sélectionné pour les J.O., ça change la vie ? le quotidien ?

Non, pas du tout. On va dire que la seul différence est l'objectif : les entraînements sont plus poussés et plus axés sur la concentration. A part ça, la vie continue et est toujours la même !

Obtenir la médaille d'argent à Poznan et remporter la Coupe du Monde de votre catégorie, c'est plus de bon augure non ? Ça t'a surpris de te retrouver là ? Tu t'y attendais un peu ?

Oui, on peut dire que c'est de bonne augure pour la suite. Gagner une Coupe du Monde est toujours bénéfique, et à plus forte raison l'année des Jeux ! Maintenant, il faut relativiser : les chinois n'étaient pas là, les allemands et les irlandais non plus... Cette "victoire" est à garder en souvenir, mais maintenant, il convient de mettre celle ci de côté, et de repartir à zéro pour les Jeux. Et effectivement, ça m'a plutôt surpris ! Nous avons réussi à trouver de très bonnes choses en stage préparatoire, et davantage encore aux entrainements sur Poznan (lieu de la 3ème étape de la Coupe du Monde, NDLR),

 

 

Quel serait à présent le pire scénario pour toi ?

Sans trop y réfléchir, je dirais que la pire chose qui pourrait nous arriver est une blessure de l'un d'entre nous... Mais ne parlons pas de malheur ! (Cette interview a été réalisée quelques jours avant la "blessure" de Jean-Christophe Bette, NDLR)

 

Et le meilleur ?

Et bien ce serait l'objectif de tout sportif : être sur la plus haute marche possible du podium pour rivaliser avec Yves Hocdé, rameur de mon club, et champion olympique en 4-SHPL à Sydney (2000).

 

Que prévois-tu de faire après les JO ?

Euh... B1, B2, muscu, ergo...! Non, je plaisante, un peu de repos et se préparer doucement aux championnats d'Europe, pour relancer la dynamique de la saison.

 

Parlons un peu des autres bateaux français... Quels équipages vois-tu sur le podiums des JO ? Plus nous aurons de bateaux médaillés aux Jeux, mieux ce sera ! Il n'y a pas d'équipage inférieur ou supérieur aux autres, je pense que nous avons tous la même envie et le même objectif !

 

Quels sont tes autres occupations, passions en dehors de l'aviron, même si nous imaginons bien que ce n'est pas la période pour se consacrer à autre chose ?

Un peu de tennis, de vélo... du sport quoi ! Sinon, après les entrainement, j'aime bien m'occuper des minimes du club : footing, abdos, pompes, exercices ludiques... Ça me fait un petit "entrainement" de plus... ou plutôt de la recup', ça ne fait jamais de mal !

 

Aurais-tu, à tout hasard, un message à faire passer à tous les jeunes rameurs qui vont suivre avec attention le parcours de l'équipe de France aux Jeux Olympiques ?

Le message que j'aurais à leurs faire passer est que leurs entrainements et leurs efforts finiront par payer ! L'hiver, le froid, les bornes sous la pluie... C'est du travail qui sera récompensé et j'espère qu'un jour, ce sera leur tour !

 

A l'image de beaucoup d'autres rameurs de haut-niveau, une carrière de coach d'aviron t'intéresserait-elle ?

Oui, pourquoi pas. Mais en club uniquement, et sur un public du type minimes ou cadet(te)s ! J'y ai pensé, mais pas plus que ça...

 

Nous te remercions d'avoir pris le temps de répondre à cet interview, et nous te souhaitons beaucoup de courage pour la suite... que nous espérons heureuse !!!

 

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