CoupDePelle.com : Comment et pourquoi vous est venue l'idée de vouloir traverser l'Atlantique à la rame ? Philippe MALAPERT : C’est clair que je n’y vais pas pour passer un moment agréable. C’est vrai, ramer, c’est chiant. Mais je pense qu’à un moment dans la vie, il faut se créer un truc dur, une épreuve pour relativiser les petits tracas du quotidien.
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CDP : Quelle est votre préparation physique et mentale pour un tel défi ?.
PM : Pour ce qui est de ma préparation physique, je m’entraîne sur ergomètre tous les jours. J’ai 58 ans ; il faut donc que je me prépare bien. Le dos devient fragile, le gainage abdo-lombaire est, de ce fait, important.
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CDP : A l'orgine, la rame est-elle une passion, ou bien vous avez décidé de vous y mettre justement pour réaliser cette traversée ?
PM : A l'origine, j'étais compétiteur de ski, puis de Kart Cross. Aussi, depuis deux années, je suis licencié au Cercle de l'Aviron de Nantes. Le week-end, je rame sur un skiff ou sur mon bateau. Je fais une vingtaine de kilomètres par semaine.
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CDP : Des traversées de l'Atlantique à la rame, on en a connu pas mal ces dernières années. Qu'est ce qui différencie l'épreuve à laquelle vous allez participer de toutes celles qui ont eu lieu auparavant ?
PM : L'épreuve RAMES GUYANE se différencie des autres épreuves du fait qu'elle soit composées de concurents (en l'occurence, quinze personnes, dont une femme).
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CDP : Quel type de matériel avez vous ? Est-il le fruit d'un investissement personnel ?
PM : Mon bateau (qui est le même pour tout les concurrents) est un monotype ayant une longueur de 8 mètres, un largeur de 1,60 mètre et un poid à vide de 450 Kilos. Effectivement, c'est un investissement personnel.
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CDP : En parlant d'investissement, et si ce n'est pas trop indiscret, quel budget faut-il pour une telle aventure ?
PM : On peut estimer l'investissement pour cette épreuve à 70 000 €.
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CDP : Votre défi est-il mûrement réfléchi ? Qu'en pense votre entourage ?
PM : Mon défi est effectivement mûrement réfléchi. Mon entourage n'est pense pas que du bien. Ma femme ne disait rien, et les gens n’ont pas beaucoup réagi. Beaucoup n’ont rien dit. Ma fille m’a dit que j’allais me dégonfler. Ma mère m’a dit que j’étais fou. Finalement, certains de mes amis sont admiratifs et c’est valorisant.
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CDP : Savez-vous combien de temps va durer votre périple ? A quoi allez-vous penser durant tout ce temps ?
PM : La durée de cette traversée s'estime à deux mois environ. Je vais bien évidemment penser à ma traversée, mais je vais aussi travailler pour mon entreprise (par internet avec Pc et iridium).
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CDP : Avez-vous demandé conseils auprès de ceux qui vous ont précédé dans cette épreuve ? Quels sont les conseils que vous avez retenus ?
PM : Evidement, cela me paraît important. Les conseils que j'en retient, c'est de porter une attention toute particulière au petits bobos et à la chaleur.
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CDP : Avant cette traversée, avez-vous déjà réalisé d'autres "exploits" ou projets un peu fous comme celui-ci ?
PM : Non, c'est la première fois que je me lance dans un tel projet. Mais avec cette épreuve, j’ai envie d’en baver un peu.
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CDP : Pour finir, quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui voudrait se lancer dans une aventure similaire ?
PM : Avant de se lancer dans une telle épreuve, il me semble important de réaliser en amont une réelle recherche de sponsors, de partenaires. Il faut aussi se donner un laps de temps assez long pour les différentes préparations (physique, logistique, matérielle, professionnelle, etc...).
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CDP : Merci beaucoup Philippe pour ces quelques explications, et nous vous souhaitons beaucoup de courage pour votre traversée !
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