| Les corsaires du Président |
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| Écrit par Taniwha | |||||
| 22-10-2006 | |||||
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Partir pour les championnats d’aviron de mer, c’est toujours un peu l’aventure! Des contrées jusqu’ici inconnues pour la plupart, hormis pour quelques éléments du centre d’immigration bordelais déjà habitué à la culture de la betterave et au charme du béton armé! L’aviron de mer, ou le plaisir gratuit! Un championnat pour du beurre (pas de points, peu de reconnaissance), ou les sensations disparaissent (oui, bien sur, on peut ressentir certaines choses, à commencer par la douleur, pour le reste, c’est plus difficile surtout avec une jauge à 140kil!) et pour le mieux on s’en tire avec des irritations dû au sel! Que du bonheur, la France entière à traverser à 120km/h (dans les descentes…). Pour quelques secondes de surf, combien de pelles lâchées? Le pire étant d’avoir à aller chercher une place quelconque sur le dernier bord de 300m après 11700m de course, mais quel plaisir de sauter un bateau sur la ligne pour quelques centièmes (l’encou, la grande motte, 2004).
Les championnats d’aviron de mer, c’est aussi le championnats ou le stress est le moins présent avant l’embarquement (les anglais disent: “butterfly in the belly” des papillons dans le ventre, ce qui est nettement plus joli). Les championnats d’aviron de mer, ce sont aussi les internationaux, la course du lendemain, celle qui se court avec le mal de mer avant même de monter en bateau (sauf cette année ou les organisateurs avaient prévu une grande soirée d’enfer au cours de laquelle notre cher président est resté “select”). Les internationaux, c’est la course pour du beurre que font ceux qui cherchent à rentabiliser leur trajet du week-end. Les internationaux, c’est aussi la possibilité de glaner un énième tshirt (si le rameur revendait les tshirts gagnés, il serait très riche!). Ramer en mer, c’est le bonheur de savoir que le prochain coup sera peut être le dernier à donner, non parce que la ligne arrive (elle est encore loin malheureusement) mais parce que la fausse pelle guette. Elle est là, sournoise, en attente, et hop, elle prend votre pelle comme un tc avale son goûter. Elle la chope d’un coup, et quelques fois la rejette sans mots dire. Certains s’en souviennent encore comme Dédé la matraque qui du temps de son exil banlieusard a terminé sa course en pointe avec une rame de couple. D’autre, sous couvert d’anonymat (mais ce rameur était à la nage du 4xBPL cette année! Tout le monde se plaint à l’aviron de mer de toute manière, de la jauge des bateaux, du manque de sensations, du bassin trop plat, trop venteux (c’est selon) du voisin qui a franchi la ligne avant, du trajet à faire… etc, mais en fin de compte, tout le monde y revient. Alors, rendez vous à St Malo puis à Mandelieu pour 2007!
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